samedi 31 juillet 2010

18, 42 m


J'étais tranquillement en train de marcher dans la rue quand soudain quelque chose attira mon attention. Ce fut fugace, une couleur vive qui m'irrita la rétine et me croisa. Je continuai quelques mètres puis me retournai. Mais rien. Dans la foule dense, je ne pus la retrouver. Quoique.
Je continuai à fixer la foule au moment où une ouverture fit place à un fuscia des plus flashy.
Flash-back : il y a 25 ans, à une soirée, je discute avec cette couleur qui veut me payer un coup pour me remercier d'être sympa mais elle n'a pas son porte-monnaie alors c'est finalement moi qui paye.
Elle ne m'a jamais rendu la pareille. Ni une ni deux, je fends la foule dans sa direction. J'ai l'impression de me rapprocher mais cette couleur semble inatteignable. La foule s'éclaircit, je gagne du terrain, je veux la saisir mais n'attrape que du vent, manquant de tomber. Le temps de retrouver mon équilibre et la garce a repris de l'avance. J'accélère mon rythme et le sol d'un coup devient mou, je progresse avec difficulté. Ma tête tourne de plus en plus, j'ai ce fort sentiment d'avoir été drogué, mais par quoi, je n'ai rien bu ni mangé depuis ce midi et personne ne m'a offert quoi que ce soit, à moins que... Lorsqu'on a bu un verre avec cette couleur, c'est elle qui a été cherché les verres donc, il n'y a pas de doute, elle a foutu un poison très lent dans mon verre pour pas que je lui demande de me rembourser !
Je tiens bon et dans un dernier effort, je prends de l'élan, fait un triple saut, sort mon appareil photo, et juste avant de m'effondrer complètement, déclenche l'obturateur.
C'était foutu, j'ai préféré assuré. J'étais pas loin c'est sûr mais la prochaine fois, je ne vais pas la louper. Je sais maintenant qu'elle s'est déguisée en short.

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